Bien que les écrits d’Edgar Allan Poe aient souvent fait l’objet d’adaptations au cinéma, même au temps du muet, beaucoup de gens, cinéphiles ou fans de l’écrivain, se souviennent plus particulièrement des versions réalisés par Corman.
C’est d’ailleurs grâce à ce cycle que celui-ci a pu prouver qu’il était possible de faire des films d’horreur ou de série B à petits budgets sans livrer un travail bâclé sur le plan technique, comme c’était le cas dans les premières oeuvres produites par Corman dans les années 50.
Pour ces nombreuses adaptations et afin de rester le plus fidèle possible à l’esprit des histoires d’Edgar Poe, Corman s’est inspiré artistiquement de l’esthétique du cinéma expressioniste allemand.
Il tourne tout ses films entièrement en studios avec des décors baroques , qu’il rend oniriques grâce à un emploi habile des couleurs primaires.
L’utilisation adéquate du brouillard permet également de créer des ambiances fantômatiques et romantiques, tout en camouflant évidemment l’absence de décors dans la profondeur de champ, étant donné la minceur des budgets et des studios.
Ces oeuvres cinématographiques sont analogues aux films d’horreur britanniques produites par la compagnie HAMMER, qui avaient ressuscités au grand écran les grands personnages fantastiques mythiques comme Dracula, le monstre de Frankenstein, la Momie, le Loup-Garou…
Corman s’assure les services du célèbre acteur américain spécialisé dans le film d’horreur, Vincent Price, qui a joué dans presque toutes les films de la saga.
Mais j'ai pris le temps de faire un clic !
Bon dimanche ! Bisoux.
Edgar Allan Poe (1809-1849)
Le Démon de Perversité
traduction de Charles Baudelaire
(Publié d'abord dans le numéro de Juillet 1845 du Graham's Lady's And Gentleman's Magazine, ce texte a ensuite été publié de nouveau, dans une version légèrement révisée, dans divers recueils de poèmes les années suivantes. Poe commence à être connu en France peu avant sa mort. Le jeune Baudelaire le découvre en 1847, et entreprend immédiatement la traduction de son oeuvre. Les premières Histoires Extraordinaires sont publiées à Paris dix ans plus tard.)
Dans l'examen des facultés et des penchants, - des mobiles primordiaux de l’âme humaine, - les phrénologistes ont oublié de faire une part à une tendance qui, bien qu’existant visiblement comme sentiment primitif, radical, irréductible, a été également omise par tous les moralistes qui les ont précédés. Dans la parfaite infatuation de notre raison, nous l'avons tous omise. Nous avons permis que son existence échappât à notre vue, uniquement par manque de croyance, de foi, - que ce soit la foi dans la Révélation ou la foi dans la Cabale. L'idée ne nous en est jamais venue, simplement à cause de sa qualité surérogatoire. Nous n'avons pas senti le besoin de constater cette impulsion, - cette tendance. Nous ne pouvions pas en concevoir la nécessité. Nous ne pouvions pas saisir la notion de ce primum mobile, et, quand même elle se serait introduite de force en nous, nous n'aurions jamais pu comprendre quel rôle il jouait dans l'économie des choses humaines, temporelles ou éternelles. Il est impossible de nier que la phrénologie et une bonne partie des sciences métaphysiques ont été brassées a priori. L'homme de la métaphysique ou de la logique, bien plutôt que l'homme de intelligence et de l'observation, prétend concevoir les desseins de Dieu, - lui dicter des plans. Ayant ainsi approfondi à sa pleine satisfaction les intentions de Jéhovah, d’après ces dites intentions, il a bâti ses innombrables et capricieux systèmes. En matière de phrénologie, par exemple, nous avons d'abord établi, assez naturellement d'ailleurs, qu'il était dans les desseins de la Divinité que l'homme mangeât. Puis nous avons assigné à l'homme un organe d'alimentivité, et cet organe est le fouet avec lequel Dieu contraint l'homme à manger, bon gré, mal gré. En second lieu, ayant décidé que c'était la volonté de Dieu que l'homme continuât son espèce, nous avons découvert tout de suite un organe d'amativité. Et ainsi ceux de la combativité, de l'idéalité, de la causalité, de la constructivité, - bref, tout organe représentant un penchant, un sentiment moral ou une faculté de la pure intelligence. Et dans cet emménagement des principes de l'action humaine, des Spurzheimistes, à tort ou à raison, en partie ou en totalité, n'ont fait que suivre, en principe, les traces de leurs devanciers; déduisant et établissant chaque chose d'après la destinée préconçue de l'homme et prenant pour base les intentions de son Créateur.
J'aime beaucoup ce cinéma, parfois il n'y a pas besoin d'effets spéciaux, je préfère faire travailler mon imagination... Bon dimanche
Clic
Je t'envoie un peu de soleil en meme temps
Pat
vous menverez la photo par mail..
elle sera mie en ligne avec les sdeau...
Creatures crawl in search of blood
To terrorize y'awl's neighborhood
And whosoever shall be found
Without the soul for getting down
Must stand and face the hounds of hell
And rot inside a corpse's shell
The foulest stench is in the air
The funk of forty thousand years
And grizzly ghouls from every tomb
Are closing in to seal your doom
And though you fight to stay alive
Your body starts to shiver
For no mere mortal can resist
The evil of the thriller"
Vincent Price dans "Thriller".
Mais l'article est très interessant, comme toujours avec toi !
Un gros bisou à toi ma belle !
*·..·*clics doux dimanche *·..·*
Bonne fin de dimanche et bisous.
Bonne fin de dimanche. Bises.
C'est vraiment dommage que ma culture ne m'ait pas enseigné Edgar Poe... je suis ignare en la question. J'ai quitté l'école assez jeune, pour aller travailler. Ma culture c'est la lecture qui me l'a faite !
Bonne soirée à toi et gros bisous Marishka
à toi
clicbisous
Judith
super j'adore ton blog
merci pour ton gentil com
bisous et clic
bisous tout plein pour un bonne nuit et calinous au beau Picasso.. il a du profiter de son arbre aujourd'hui.
à demain
chantal
j'espère que tu vas bien ma Linda, pourquoi ne désires-tu plus que je réponde à tes commentaires... mes réponses sont un peu moins souvent nourries, vu que je suis franchement malade depuis plus de dix jours, mais, j'en appelle à ton indulgence!!
gros gros bisou
Je suis contente de pouvoir à nouveau me promener dans ton coffre dédié à Poe. Il reste vraiment un de mes auteurs préféré.