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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 00:51

Bien que les écrits d’Edgar Allan Poe aient souvent fait l’objet d’adaptations au cinéma, même au temps du muet, beaucoup de gens, cinéphiles ou fans de l’écrivain, se souviennent plus particulièrement des versions réalisés par Corman.

C’est d’ailleurs grâce à ce cycle que celui-ci a pu prouver qu’il était possible de faire des films d’horreur ou de série B à petits budgets sans livrer un travail bâclé sur le plan technique, comme c’était le cas dans les premières oeuvres produites par Corman dans les années 50.

Pour ces nombreuses adaptations et afin de rester le plus fidèle possible à l’esprit des histoires d’Edgar Poe, Corman s’est inspiré artistiquement de l’esthétique du cinéma expressioniste allemand.

Il tourne tout ses films entièrement en studios avec des décors baroques , qu’il rend oniriques grâce à un emploi habile des couleurs primaires.

L’utilisation adéquate du brouillard permet également de créer des ambiances fantômatiques et romantiques, tout en camouflant évidemment l’absence de décors dans la profondeur de champ, étant donné la minceur des budgets et des studios.

 Ces oeuvres cinématographiques sont analogues aux films d’horreur britanniques produites par la compagnie HAMMER, qui avaient ressuscités au grand écran les grands personnages fantastiques mythiques  comme Dracula, le monstre de Frankenstein, la Momie, le Loup-Garou…

 Corman s’assure les services du célèbre acteur américain spécialisé dans le film d’horreur, Vincent Price, qui a joué dans presque toutes les films de la saga.
Pour ne pas être en reste sur la qualité du produit et malgré le faible budget alloué, Corman décide également de tourner tous ses films en format Cinemascope.


Publié dans : Edgar Allan Poe
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Commentaires

Désolée pour le copier/coller, j'ai un problème d'anti-virus.
Mais j'ai pris le temps de faire un clic !
Bon dimanche ! Bisoux.
Commentaire n°1 posté par dom le 15/11/2009 à 06h58
J'aime bien Edgar Allan Poe,j'avaia appris à l'apprécier à l'école.Passe un bon dimanche.Bisous clic.
Commentaire n°2 posté par Ramu le 15/11/2009 à 08h27

Edgar Allan Poe (1809-1849)

Le Démon de Perversité

traduction de Charles Baudelaire


(Publié d'abord dans le numéro de Juillet 1845 du Graham's Lady's And Gentleman's Magazine, ce texte a ensuite été publié de nouveau, dans une version légèrement révisée, dans divers recueils de poèmes les années suivantes. Poe commence à être connu en France peu avant sa mort. Le jeune Baudelaire le découvre en 1847, et entreprend immédiatement la traduction de son oeuvre. Les premières Histoires Extraordinaires sont publiées à Paris dix ans plus tard.)


Dans l'examen des facultés et des penchants, - des mobiles primordiaux de l’âme humaine, - les phrénologistes ont oublié de faire une part à une tendance qui, bien qu’existant visiblement comme sentiment primitif, radical, irréductible, a été également omise par tous les moralistes qui les ont précédés. Dans la parfaite infatuation de notre raison, nous l'avons tous omise. Nous avons permis que son existence échappât à notre vue, uniquement par manque de croyance, de foi, - que ce soit la foi dans la Révélation ou la foi dans la Cabale. L'idée ne nous en est jamais venue, simplement à cause de sa qualité surérogatoire. Nous n'avons pas senti le besoin de constater cette impulsion, - cette tendance. Nous ne pouvions pas en concevoir la nécessité. Nous ne pouvions pas saisir la notion de ce primum mobile, et, quand même elle se serait introduite de force en nous, nous n'aurions jamais pu comprendre quel rôle il jouait dans l'économie des choses humaines, temporelles ou éternelles. Il est impossible de nier que la phrénologie et une bonne partie des sciences métaphysiques ont été brassées a priori. L'homme de la métaphysique ou de la logique, bien plutôt que l'homme de intelligence et de l'observation, prétend concevoir les desseins de Dieu, - lui dicter des plans. Ayant ainsi approfondi à sa pleine satisfaction les intentions de Jéhovah, d’après ces dites intentions, il a bâti ses innombrables et capricieux systèmes. En matière de phrénologie, par exemple, nous avons d'abord établi, assez naturellement d'ailleurs, qu'il était dans les desseins de la Divinité que l'homme mangeât. Puis nous avons assigné à l'homme un organe d'alimentivité, et cet organe est le fouet avec lequel Dieu contraint l'homme à manger, bon gré, mal gré. En second lieu, ayant décidé que c'était la volonté de Dieu que l'homme continuât son espèce, nous avons découvert tout de suite un organe d'amativité. Et ainsi ceux de la combativité, de l'idéalité, de la causalité, de la constructivité, - bref, tout organe représentant un penchant, un sentiment moral ou une faculté de la pure intelligence. Et dans cet emménagement des principes de l'action humaine, des Spurzheimistes, à tort ou à raison, en partie ou en totalité, n'ont fait que suivre, en principe, les traces de leurs devanciers; déduisant et établissant chaque chose d'après la destinée préconçue de l'homme et prenant pour base les intentions de son Créateur.
Il eût été plus sage, il eût été plus sûr de baser notre classification (puisqu'il nous faut absolument classifier) sur les actes que l'homme accomplit habituellement et ceux qu'il accomplit occasionnellement, toujours occasionnellement, plutôt que sur l’hypothèse que c'est la Divinité elle-même qui les lui fait accomplir. Si nous ne pouvons pas comprendre Dieu dans ses oeuvres visibles, comment donc le comprendrions-nous dans ses inconcevables pensées, qui appellent ces oeuvres à la Vie? Si nous ne pouvons le concevoir dans ses créatures objectives, comment le concevrons-nous dans ses modes inconditionnels et dans ses phases de création?
L’induction a posteriori aurait conduit la phrénologie à admettre comme principe primitif et inné de l’action humaine un je ne sais quoi paradoxal, que nous nommerons perversité, faute d’un terme plus caractéristique. Dans le sens que j'y attache, c'est, en réalité, un mobile sans motif, un motif non motivé. Sous son influence, nous agissons sans but intelligible; ou, si cela apparaît comme une contradiction dans les termes, nous pouvons modifier la proposition jusqu'à dire que, sous son influence, nous agissons par la raison que nous ne le devrions pas. En théorie, il ne peut pas y avoir de raison plus déraisonnable; mais, en fait, il n'y en a pas de plus forte. Pour certains esprits, dans de certaines conditions, elle devient absolument irrésistible. Ma vie n’est pas une chose plus certaine pour moi que cette proposition: la certitude du péché ou de l'erreur inclus dans un acte quelconque est souvent l'unique force invincible qui nous pousse, et seule nous pousse à son accomplissement. Et cette tendance accablante à faire le mal pour l'amour du mal n'admettra aucune analyse, aucune résolution en éléments ultérieurs. C’est un mouvement radical, primitif, - élémentaire. On dira, je m'y attends, que, si nous persistons dans certains actes parce que nous sentons que nous ne devrions pas y persister, notre conduite n’est qu’une modification de celle qui dérive ordinairement de la combativité phrénologique. Mais un simple coup d’oeil suffira pour découvrir la fausseté de cette idée. La combativité phrénologique a pour cause d'existence la nécessité de la défense personnelle. Elle est notre sauvegarde contre l'injustice. Son principe regarde notre bien-être; et ainsi, en même temps qu’elle se développe, nous sentons s'exalter en nous le désir du bien-être. Il suivrait de là que le désir du bien-être devrait être simultanément excité avec tout principe qui ne serait qu’une modification de la combativité; mais, dans le cas de ce je ne sais quoi que je définis perversité, non seulement le désir du bien-être n'est pas éveillé, mais encore apparaît un sentiment singulièrement contradictoire.
Tout homme, en faisant appel à son propre coeur, trouvera, après tout, la meilleure réponse au sophisme dont il s'agit. Quiconque consultera loyalement et interrogera soigneusement son âme, n'osera pas nier l’absolue radicalité du penchant en question. Il n'est pas moins caractérisé qu'incompréhensible. Il n'existe pas d’homme, par exemple, qui à un certain moment n'ait été dévoré d'un ardent désir de torturer son auditeur par des circonlocutions. Celui qui parle sait bien qu'il déplaît; il a la meilleure intention de plaire; il est habituellement bref, précis et clair; le langage le plus laconique et le plus lumineux s'agite et se débat sur sa langue; ce n'est qu'avec peine qu'il se contraint lui-même à lui refuser le passage, il redoute et conjure la mauvaise humeur de celui auquel il s'adresse. Cependant, cette pensée le frappe, que par certaines incises et parenthèses il pourrait engendrer cette colère. Cette simple pensée suffit. Le mouvement devient une velléité, la velléité se grossit en désir, le désir se change en un besoin irrésistible, et le besoin se satisfait, - au profond regret et à la mortification du parleur, et au mépris de toutes les conséquences.
Nous avons devant nous une tâche qu'il nous faut accomplir rapidement. Nous savons que tarder, c'est notre ruine. La plus importante crise de notre vie réclame avec la voix impérative d'une trompette l'action et l'énergie immédiates. Nous brûlons, nous sommes consumés de l'impatience de nous mettre à l'ouvrage; l’avant-goût d'un glorieux résultat met toute notre âme en feu. Il faut, il faut que cette besogne soit attaquée aujourd’hui, - et cependant nous la renvoyons à demain; - et pourquoi? Il n'y a pas d'explication, si ce n’est que nous sentons que cela est pervers; - servons-nous du mot sans comprendre le principe. Demain arrive, et en même temps une plus impatiente anxété de faire notre devoir; mais avec ce surcroît d'anxiété arrive aussi un désir ardent, anonyne, de différer encore, - désir positivement terrible, parce que sa nature est impénétrable. Plus le temps fuit, plus le désir gagne de force. Il n'y a plus qu'une heure pour l'action, cette heure est à nous. Nous tremblons par la violence du conflit qui s'agite en nous, - de la bataille entre le positif et l'indéfini, entre la substance et l'ombre. Mais, si la lutte en est venue à ce point, c’est l'ombre qui l'emporte, - nous nous débattons en vain.
Commentaire n°3 posté par Linda :: le 15/11/2009 à 08h51

J'aime beaucoup ce cinéma, parfois il n'y a pas besoin d'effets spéciaux, je préfère faire travailler mon imagination... Bon dimanche
Clic

Commentaire n°4 posté par Brigitte le 15/11/2009 à 09h15


Je t'envoie un peu de soleil en meme temps
Pat
Commentaire n°5 posté par biker06 le 15/11/2009 à 09h17
Vraiment excellent cet acteur Linda ! Merci pour la découverte. je ne crois pas avoir déjà vu une adaptation de Poe au ciné. Un comble à manquer donc. Bon dimanche.
Commentaire n°6 posté par Bruno le 15/11/2009 à 09h32
De retour,Mon épouse et moi même
avons été vacciné samedi de la grippe h1n1.
Coincidence,je ne sais pas ,mais nous sommes malades
tous les deux ,et une douleur dans le bras ou l'on à été piqué.
Je passe donc vous saluer en copier-coller et vous déposer un
Commentaire n°7 posté par carambaole le 15/11/2009 à 10h42
supert..
vous menverez la photo par mail..
elle sera mie en ligne avec les sdeau... 
Commentaire n°8 posté par franur le 15/11/2009 à 11h10
Aah, Vincent Price ! Quel charisme cet acteur ! Et quelle voix !
Commentaire n°9 posté par MADmoiselle le 15/11/2009 à 11h25
"The midnight hour is close at hand
Creatures crawl in search of blood
To terrorize y'awl's neighborhood
And whosoever shall be found
Without the soul for getting down
Must stand and face the hounds of hell
And rot inside a corpse's shell
The foulest stench is in the air
The funk of forty thousand years
And grizzly ghouls from every tomb
Are closing in to seal your doom
And though you fight to stay alive
Your body starts to shiver
For no mere mortal can resist
The evil of the thriller"

Vincent Price dans "Thriller".
Commentaire n°10 posté par MADmoiselle le 15/11/2009 à 11h28
je me rappelle de ça quand on l'a fait à la fac, ça fait 6ans quand même...merci pour le partage et clic du jour..bisous.
Commentaire n°11 posté par oum mouncifrayan le 15/11/2009 à 11h35
Commentaire n°12 posté par mabiche1231 le 15/11/2009 à 11h53
j'ai failli ne pas reconnaître ton blog !

Mais l'article est très interessant, comme toujours avec toi !

Un gros bisou à toi ma belle ! 
Commentaire n°13 posté par Miriel le 15/11/2009 à 14h39
Une ambiance qui me fait peur meme ses livres lol  pas qu'il y ait du sang,  mais c'est un as du surnaturel  du crime etc,   ....

*·..·*clics doux dimanche *·..·*
Commentaire n°14 posté par Eliane le 15/11/2009 à 14h49
Je ne connaissais pas très bien.J'en sais un peu plus maintenant.
Bonne fin de dimanche et bisous.
Commentaire n°15 posté par christina le 15/11/2009 à 15h22
Interessant cet article sur les coulisses du cinéma  à petit budget.  j'aime bcp E.Poe et d'une façon générale le fantastique,  quand il n'est pas "gore".
Bonne fin de dimanche. Bises.
Commentaire n°16 posté par sido le 15/11/2009 à 15h58
Apparemment un très bon acteur pour ce grand auteur avec ses histoires fantastiques. A+
Commentaire n°17 posté par bernard le 15/11/2009 à 16h03
Comme tu me l'as expressément demandé je ne réponds pas à tes commentaires sur mon blog, mais je dois dire que ça fait plutôt bizarre alors merci quand même d'être passée bisous et bonne fin de soirée
Commentaire n°18 posté par domi le 15/11/2009 à 16h38
Bonjour Linda
C'est vraiment dommage que ma culture ne m'ait pas enseigné Edgar Poe... je suis ignare en la question. J'ai quitté l'école assez jeune, pour aller travailler. Ma culture c'est la lecture qui me l'a faite !
Bonne soirée à toi et gros bisous Marishka
Commentaire n°19 posté par Marishka le 15/11/2009 à 17h58

à toi
clicbisous
Judith
Commentaire n°20 posté par judith le 15/11/2009 à 18h18
kikou jet'ai tagué sur mon blog :-) biz & clic
Commentaire n°21 posté par ღ ღ ღ ♥ nessa ♥ღ ღ ღ le 15/11/2009 à 18h19
Moi aussi, je n ai pas repondu a ton comm mais je n ai pas compris pourquoi surtout en lisant la phrase de ton blog sur les derniers recalcitrants. peux tu m expliquer?
Commentaire n°22 posté par @nne marie le 15/11/2009 à 18h53
coucou
super j'adore ton blog
merci pour ton gentil com
bisous et clic
Commentaire n°23 posté par véronique41 le 15/11/2009 à 19h17
le maitre du policier !  bonne soirée et c
Commentaire n°24 posté par Eliane le 15/11/2009 à 21h25
Une decouverte pour moi,j'adore ton blog car il est instructif.Clic et bisou
Commentaire n°25 posté par souska le 15/11/2009 à 22h28
Bonsoir Linda, j'apprécie beaucoup A.Poe et je regrette de ne pouvoir voir la vidéo, l'écran reste désespérément noir.. peut-être demain je pourrai voir. Je suis même aller chez daily motion mais c'est pareil. ça vient peut-être de ma connection ce soir.
bisous tout plein pour un bonne nuit et calinous au beau Picasso.. il a du profiter de son arbre aujourd'hui.
à demain
chantal
Commentaire n°26 posté par chantal74 le 15/11/2009 à 22h33
doux bisou de ma nuit
j'espère que tu vas bien ma Linda, pourquoi ne désires-tu plus que je réponde à tes commentaires... mes réponses sont un peu moins souvent nourries, vu que je suis franchement malade depuis plus de dix jours, mais, j'en appelle à ton indulgence!!
gros gros bisou
Commentaire n°27 posté par mamalilou le 21/11/2009 à 01h32

Je suis contente de pouvoir à nouveau me promener dans ton coffre dédié à Poe. Il reste vraiment un de mes auteurs préféré.

Commentaire n°28 posté par LLT le 01/10/2010 à 09h25
 
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