Vendredi 17 août 2007
5
17
/08
/2007
10:13
Il y a un an je supprimais mon blog sur les loups et je commençais cette nouvelle ....comme j'écris en un jet ...un coup de téléphone m'arrêta , et elle ne sera jamais achevée ...
Je vous laisse avec elle pendant mon absence ...
Une enfant devenue femme et guerrière voyageait dans le grand nord de l’Alaska dans le froid et la glace à perte de vue.
Elle erre plus qu’elle ne marche dans cette solitude froide ou méme les caribous ne vont pas, elle suit une hypothétique piste, plutôt méme un simple espoir. Un vieux chaman lui a parlé d’une encore plus vieille légende, avant de mourir.
Il avait été son bienfaiteur et là il n’était plus ; une larme coula sur sa joue et se figea en cristal de glace sur sa peau ?
D’un revers de la main elle chassa cette trace de tristesse. Décidément comment pouvait-elle être si rude guerrière et si sensible.
Unr bouffée de haine monta en elle du plus profond de son être et elle sourit légèrement ; un sourire de prédateur.
N’est-elle pas devenue a force plus animal qu’humaine ?
Qu’importe !
Elle repart d’un pas lourd vers ce soleil qui ne dort plus cette lumière blanche qui pourrait bien être la fin du monde ; toujours plus au nord.
Le cri lointain d’un aigle pécheur la sort de ses pensées, elle le cherche dans le ciel et l’aperçoit ; minuscule point noir dans l’horizon infini.
Il vol en cercle, elle sent que là est la seule vie autour d’elle à part quelques troncs d’arbres rabougris.
Il y a quelque temps encore elle avait un compagnon, mais l’ayant crue morte il l’a laissée et à continuer sa route…
Son cœur se serre à cette pensée. Morte, oui elle l’était, mais dans ce monde qui n’a plus de terre que l’ancien nom, les choses ont bien changé méme la mort...
Elle avait toujours inconsciemment cru que c’était un passage et pas une fin en soit et là elle sait que c’est bien ça ; qu’il y a un après...
Mais ce n’est ni l’extravageance d’un paradis ni la chaleur brûlante d’un enfer.
Elle aurait de beaucoup préféré ces solutions à ce qu’elle est maintenant.
Un fantôme, l’ombre d’elle-même, elle ressent aussi bien le froid que la fatigue mais elle marche et marche encore, avec la rage du désespoir.
Elle se dirige vers l’endroit où l’aigle vole.
Elle frissonne, sa peau d’ours la protège pourtant bien du froid, mais le vent s’insinue tel un serpent partout dans son corps.
Elle rêve d’un autre temps où un chevalier la serrait dans ses bras et l’aimer avec tendresse …Il y a si longtemps qu’elle ne sait plus si ce fut réalité ou songe...
Il disait qu’il serait toujours là pour elle, vaine parole sûrement, elle ne se rappeler plus comment il l’avait laissé, son cœur d’avoir trop souffert ne voulait plus s’en souvenir.
Elle était alors repartie avec son fidèle ami de toujours, son grand loup gris.
Et en fin de compte lui aussi l’avait abandonnée la croyante morte a jamais.
Elle revoyait tous ces hommes qui n’avaient fait d’elle qu’une vraie bête a force de blessure et abandon, mais le regrettait-elle ?
Non elle avait toujours préféré la Terre mère et les bêtes aux humains.
Elle marcha un peu plus vite et arrêta là ses pensées hostiles à son âme …
Elle cru entendre dans cette immensité le hurlement d’un loup…Ou était-ce le vent qui ?
Elle dressa l’oreille et plus rien e lui parvint autre que son souffle rauque.
Elle regarda autour d’elle puis se mis à courir d’une longue foulée régulière vers l’endroit où le rapace volait.
Il avait disparu du ciel derrière des monts escarpés.
Elle avançait vite, mais la distance semblait toujours plus longue dans cette lumière trop blanche.
Des larmes de sel coulaient de ces yeux brûlés par le blanc de diamant du sol, du ciel, de tout l’univers.
Pendant des jours éternels, elle avança comme ça au méme rythme, sans dormir ni manger.
Elle n’était plus vivante vraiment et n’avait plus besoin de cela …À moins qu’elle ne le veuille seulement plus …La volonté fait tant de chose…
Elle s’approchait doucement des monts escarpés,.
Shana n’avait plus revu l’aigle, sûrement un mirage ou un esprit.
Dans le passé, elle avait comme ange gardien un aigle...
Quelques troncs plus gros étaient pas loin d’elle , elle décida de s’arrêter ne sentant tout à coup si seule dans cette désolation perpétuelle.
Elle s’adossa à la plus grosse des souches et se laissa aller en arrière sentant contre sa nuque découverte la rudesse de l’écorce.
Publié dans : Texte perso
59
Vos Pattes