Les cas de combustion spontanée d’êtres humains sont nombreux dans tous les pays. En l’espace de 400 ans, plus de 200 cas ont été consignés.
Il est bon de rétablir certaines vérités afin de pouvoir travailler sur des bases solides en se servant des statistiques récentes :
Seuls les individus
alcooliques sont victimes de la combustion spontanée : Faux. Beaucoup de victimes ne buvaient pas.
Autrefois, on croyait que ce sort était réservé aux femmes alcooliques, corpulentes et d’un âge avancé. On y voyait là l’effet d’un châtiment divin.
Le médecin Le Cat.
Son témoignage en 1673 permit l'acquittement d'un homme inculpé du meurtre de sa femme, brûlée vive. Il persuada le tribunal que le feu du ciel était descendu sur la mègère, en châtiment de son ivrognerie
Les personnes souffrant d’un
excès de poids sont les principales victimes : Faux. Beaucoup de victimes étaient maigres.
La graisse humaine est exothermique c’est-à-dire qu’en brûlant elle dégage assez de chaleur pour entretenir sa propre combustion (rapport de D.J Gee spécialiste de médecine légale). Nous
reviendrons sur cet argument avancé par les sceptiques.
Les victimes sont toutes d’un
certain âge : Faux. Parmi elles, on compte des enfants. En fait, les âges s’échelonnent de l’enfance à 114 ans. La plus jeune victime avait 4 mois.
Les victimes sont mortes à
proximité d’un feu : Vrai et Faux. Certaines victimes sont mortes à proximité d’un feu, d’autres au volant de leur voiture ou au cours d’une simple promenade, dans un
environnement dépourvu de toute source d’ignition (source de chaleur).
Seuls les corps se sont
consumés laissant intact l’environnement proche : Vrai et faux. Dans de nombreux cas, à part le corps, rien ne semblait brûler dans la pièce du drame.
Par exemple, dans le cas de ce bébé de 11 mois, mort en 1939, un véritable embrasement se déclancha dans la nursery et pourtant c’est à peine si quelques meubles furent touchés par le feu.
Dans le cas devenu célèbre de Mrs Reeser en 1951, il y a avait une zone carbonisée d’environ 1,20 m de diamètre. Le fauteuil était calciné ainsi qu’une table voisine. Une poutre du plafond était
également touchée par le feu.
En 1964, une ancienne actrice, Olga Worth Stephens, était assise dans sa voiture garée quand elle se changea subitement en torche humaine. Dans la voiture, intacte, dirent les pompiers, rien n’avait pu provoquer le feu.
Les cas célèbres de
combustion spontanée
Il est impossible de relater tous les cas mais certains sont particulièrement intéressants. J’ai choisi des cas consignés au 20è siècle car ils me semblent moins sujet à controverse et ont fait l’objet de rapports officiels.
1938
: Mrs.Mary Carpenter périt lors d’une croisière au large de Norfolk sous les yeux de son mari et de ses enfants.
Engloutie dans les flammes, elle fut en un instant réduite à l’état de cadavre carbonisé. Personne d’autre ne fut brûlé et le bateau ne subit aucun dégât.
1952
: Une voisine appela les pompiers en voyant de la fumée sortir de l’appartement de Glen B.Dennery (Louisiane). Les pompiers trouvèrent le corps en feu.
Le lieutenant des pompiers déclara :
« L’homme gisait sur le sol, derrière la porte, dans un buisson de flammes. Dans la pièce, absolument rien d’autre ne brûlait. L’homme était mort. J’ignore ce qui permettait au feu d’être si intense. »
Cet homme ne fumait pas et aucune trace de liquide inflammable n’a été retrouvée.
Mais, le plus surprenant dans ce cas c’est que la victime s’était ouverte les poignets ; on retrouva le couteau ensanglanté dans la cuisine. Denney était déprimé.
On supposa donc qu’il s’était suicidé en se coupant les deux artères puis brûlé pour plus de sûreté.
Malheureusement, les faits réfutaient cette conclusion. En effet, aucun bidon d’essence ne fut retrouvé et même pas une boite d’allumettes.
1973: Un bébé de 7 mois et la poussette dans laquelle il était assis prirent feu dans le salon de ses parents.
Par chance, il survécut à ses blessures. Les autorités anglaises furent dans l’incapacité de déterminer l’origine du feu.
Le cas le mieux connu est celui de Madame Reeser, morte en 1951. Cette femme avait 67 ans et vivait en Floride.
Mary Reeser, morte le 1er juillet 1951

Voici les faits :
« Vers 9 heures du soir, la propriétaire de Mrs. Reeser vint lui dire bonsoir. Elle trouva sa locataire en robe de chambre, assise dans un fauteuil en train de
fumer une cigarette.
A 8 h, le lendemain matin, la propriétaire découvre que le bouton de la porte du studio est presque brûlant. Elle appelle à l’aide deux ouvriers qui ouvrent avec un chiffon la porte du
studio.
Au milieu d’un cercle noirci d’environ 1,20 m de diamètre, gisent quelques ressorts de fauteuil, les cendres d’un guéridon et les parties métalliques d’un lampadaire ainsi que ce qui reste de la
locataire : un foie carbonisé attaché à un fragment de colonne vertébrale, un crâne qui avait rétréci, un pied chaussé d’une pantoufle mais brûlé jusqu’à la cheville ainsi qu’un petit tas de
cendres noircies.
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