C’est la fin de l’hiver, mais le vent fige encore le sang dans les veines. La guerrière à laisser partir la meute des loups en avant …Elle a gardé son loup et avec son compagnon, le chevalier, elle repart au combat. Mais lui ne la regarde pas, seul avec lui mme ! lui ! lui toujours lui, il ne la défend pas, ne la voit pas, ne la caresse pas, ne lui parle pas sauf de lui, au fond, il aime quoi ? juste l’image de lui méme qu’elle lui renvoie. Narcisse, chevalier Narcisse … Elle le regarde et en y pensant éclate de rire, il lui tournait encore une fois le dos. Rire nerveux, rire de désespoir, rire d’hyène…Rire déçu. Guerrière , oui elle l’ai de sang et pas d ‘idée… Mais femme aussi, elle a rêvé de ses mains chaudes sur son corps, de son regard plongé dans le sien, d’une tendresse … Qui n’a jamais existé. Il la regarde sans comprendre, elle rit toujours, son écho résonne jusqu’aux montagnes. Le loup s’écarte de ce fameux chevalier Narcisse… « Tu sais, j’ai froid, tu sais, je suis fatigué, tu sais, j’ai faim, tu sais, je ne vais pas bien, tu sais, je veux …. » Son rire devient un cri …Elle n’en peut plus de l’entendre et l’entendre encore et encore. Elle recule de quelques pas ; arme son arbalète et tire …Un trait dans la gorge. Transpercée la jugulaire, elle le regarde s’effondrer sans ciller. Lui qu’elle a tant aimé … Son loup qui avait tout senti depuis longtemps se repaît du sang…Il aime ça …Un carnassier Elle s’assied au pied du cadavre sans vie …Ce n’est pas le sien …C’était lui ou elle…De quel droit aurait-il pris sa vie ? Soulagée elle se remet à rire plus fort…La vie revient dans son âme, sa force aussi …Vivant il lui prenait tout … Mort il ne sera plus qu’un souvenir que le temps et le vent éroderont…
Vos Pattes