Mes ancêtres écoutaient la terre et lisaient dans le ciel… Et moi ? Je ne comprends pas ce monde, je ne suis rien qu’une enveloppe morte comme le cocoon vide d’une chenille … Et méme pas du ver à soie … La forêt et ces grands arbres majestueux centenaires …La rudesse de leur écorce, la sève qui coule en eux. Le chant du vent dans les feuilles comme les longs sanglots des baleines, la joie dans les verts des bourgeons, la sublime couleur des fleurs en été. Le bourdonnement de l’abeille qui travaille s’en relâche, pour qu’on lui vole son miel. La paisible surface d’un lac qui miroite au soleil, le vol scabreux d’un faisan à l’orée d’un champ de blé, l’or de ces méme gerbes de blé. La douceur de la peau poilue d’un jeune lièvre, la course sauvage et belle d’un loup, ou d’un furet, , la majesté du vol de l’épervier, le chant mélodieux du merle au printemps. Les sapins qui l’hiver nous protègent de leur manteau d’émeraude … L’odeur du sous-bois après la pluie, les aiguilles des pins qui par milliers au sol nous font un tapis moelleux pour nos amours… L’eau…d’une source perdue, qui me donne sa vie … Avec la terre, avec le ciel, avec les arbres séculaires, je n’ai pas de problèmes…
Vos Pattes