Dimanche 17 décembre 2006

On peut de ce champ cueillir la patience
De la prendre en amour, je n’ai pas la science
Je ne suis pas je ne suis plus
Par amour ma vie, j’ai perdu
Arbres dépouillés de verdure
Malheureux cadavres des bois,
Tu as perdu par le vent ta belle parure
Aux pieds duquel j’aimai tant de fois
Attendez-moi sous l’orme
Vous m’attendrez longtemps
Vous qui n’êtes plus des hommes
Vous qui perdez et la raison et le temps
Là du plaisir naquit la forme
L’arbre a des fruits, l’herbe a des fleurs
On entend dans le chêne énorme
Rire la vie rire les oiseaux querelleurs
Et le ciel devient plein de couleur
Et l’espoir reste peu dans les hommes
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Texte perso
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Vos Pattes