
Pendant ce temps le chat guérissait lentement. L’orbite de son oeil perdu présentait, il est vrai, un aspect effrayant, mais il ne semblait plus en souffrir. Il revint à la maison comme d’habitude, mais, comme il fallait s’y attendre, il fuyait à ma vue avec une extrême terreur. Il restait assez de mon vieux coeur, pour me sentir d’abord affligé par l’évidente antipathie que me témoignait la créature qui m’avait autant aimé auparavant. Mais ce sentiment fit bientôt place à l’irritation. Puis vint, comme pour ma chute finale et irréversible, l’esprit de la PERVERSITE. De cet esprit la philosophie ne fait pas état. Pourtant je ne suis pas plus sûr du fait que mon âme vit, que du fait que la perversité est une des pulsions primitives du coeur humain, une des indivisibles facultés premières, ou sentiments premiers, qui orientent le caractère de l’Homme. Qui ne s’est pas trouvé, une centaine de fois, en train de commettre, une action vile ou stupide, pour nulle autre raison qu’il ne devrait pas pas la commettre? N’avons-nous pas une inclination perpétuelle, dans les fondements de notre propre jugement, à violer ce qui représente la Loi, justement parce que nous la reconnaissons être telle? Cet esprit de perversité, vous dis-je, causa ma chute finale. C’était cet insondable désir de l’âme à se contrarier elle-même, à faire violence à sa propre nature, à faire le mal pour l’amour du mal, qui me poussa à continuer et finalement a à achever la blessure que j’avais infligée à cette bête inoffensive. Un matin, de sang froid, je glissai une corde à son cou et de le pendre à la branche d’un arbre; je l’ai pendu parce que je savais qu’il m’avait aimé, et parce que je n’avais aucune raison de l’offenser; je l’ai pendu parce que je savais qu’en agissant ainsi, je commettais un péché, un péché mortel qui compromettrait mon âme immortelle à tel point que, si une telle chose était possible, qu’elle la mettrait hors d’atteinte de la pitié infinie du Dieu le plus miséricordieux et le plus terrible.
C'est un texte bien écrit , intelligent mais qui me dérange quelque part car violent. Très belle description de la perversité. Je ne supporte pas vraiment la violence pourtant elle fait partie de la vie. Je te souhaite une douce journée. Bisous
Il est comme il écrit dans ce txte que l'homme a des penchants pervers, mais je crois que avec l'aide de Jésus l'homme peut changer et dominer ses penchants pour le mal.
gros bisous à toi Linda
un p'tit bisounours par ici,
Dan j'te lance l'imprimante t'es branché wifi j'espère ...
entre les loups et les chats mes nuits vont être hantés ...
bisounours et bon week
z'ours (site web) le: 02/09/2006 09:17:20
Vos Pattes