On pense que notre chat domestique (Felis sylvestris catus) descend du chat sauvage de Lybie (Felis sylvestris libyca) et du chat forestier européen (Felis sylvestris sylvestris).
De récentes découvertes archéologiques à Chypre ont mis à jour une sépulture associant un homme et un chat datant de 9500 av. JC. L’origine de la domestication du chat remonterait donc à environ 12000 ans
Depuis 9 500 ans, la double dépouille reposait dans le sol de Chypre. Un homme, un chat. Un homme entouré de haches polies, de lames de silex brutes, d'un morceau
de pierre ponce, d'une pierre verte de parure, et de 24 coquillages. Une offrande funéraire «exceptionnelle pour la période et le lieu, un petit village néolithique», explique Jean-Denis Vigne,
(CNRS/Muséum national d'histoire naturelle).
Découverte sur le site de Shillourokambos, fouillée sous la direction de Jean Guilaine, du Collège de France. Et, dans une fosse creusée à vingt centimètres de l'homme, la sépulture difficile d'employer un autre mot d'un chat de 8 mois.
La plus ancienne trace archéologique avérée de la domestication du chat remontait à 2000 avant Jésus-Christ, en Egypte.
Là, nous opérons un saut de 5000 ans en arrière, vers le début de la sédentarisation et de l'agriculture.» Et sans aucune ambiguïté sur le caractère tout à fait singulier d'une relation très forte entre l'homme et le chat, unis dans la mort, probablement après le sacrifice de l'animal.
L'origine de la présence du chat à Chypre ne fait aucun doute car il n'y a pas de chat sauvage dans l'île avant l'arrivée de l'homme, il y a 10 000 ans.
Il est donc venu dans les navires, depuis le continent, déjà apprivoisé.
Un qualificatif que le chercheur préfère à «domestiqué» tant la morphologie de l'animal correspond encore à celle de son congénère sauvage du Proche-Orient. Plus grand, plus robuste, aux membres plus déliés que leurs descendants domestiqués et protégés de la sélection naturelle.
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