Les chasseurs du Paléolithique supérieur représentaient déjà le lion il y a plus de 30 000 ans. L'homme lion, sculpture d'ivoire de mammouth de près de 30 centimètres de haut, représentant le corps d'un homme surmonté d'une tête de lion des cavernes, compte parmi les œuvres d'art les plus impressionnantes de cette époque, mais également parmi les plus anciennes de toute l'histoire de l'humanité. Elle incarnait peut-être une divinité.
Dans de nombreuses cultures, le lion a endossé le statut de « roi des animaux ». Cette appellation remonte au Physiologos, bestiaire antique, traitant en particulier de la symbolique des animaux, qui a grandement influencé la culture occidentale, dans lequel le lion souffle dans les naseaux de trois lionceaux mort-nés qui ressuscitent trois jours après.
La fascination des hommes pour cet animal est visible dans la multiplicité d'écussons sur lesquels il est illustré, au point qu'un proverbe affirmait : « qui n'a point de blason porte un lion ». Ainsi, on le retrouve, entre autres, sur les écussons de Bohême, de Zurich, de Lyon[A 2] ; mais bien qu'il soit considéré comme le « roi des animaux », il est sans autorité sur les oiseaux. C'est cet antagonisme entre l'aigle, seigneur des cieux et symbole du pouvoir impérial, et le lion qui va motiver le choix de faire figurer l'animal sur des armoiries. Qu'il s'est fait connaitre des Européens, remonte au temps où il s'étendait autour de la Méditerranée. Dans la mythologie grecque, les lions apparaissent dans diverses fonctions : Le lion de Némée, représenté comme une bête mangeuse d'hommes à la peau impénétrable, fut tué par Héraclès, durant ses douze travaux. Dans l'histoire d'Androclès, une des fables d'Ésope, le héros, un esclave échappé, retire une épine de la patte d'un lion ; quand plus tard, pour le punir de son évasion, il fut jeté par son maître au lion pour être dévoré, l'animal le reconnut et refusa de tuer l'homme.
Dans de nombreuses cultures antiques, le lion jouait un rôle symbolique important.
Dans le firmament de l'hémisphère nord, il existe deux constellations nommées pour cet animal : le LionPetit Lion, située juste au-dessus de la première. La première, comme toutes les constellations du Zodiaque, tire ses origines de la Grèce antique. Ainsi, elle fut mentionnée par Ptolémée dans son Almageste et correspondrait au lion de Némée tué par Hercule. Un signe astrologique est associé à cette constellation, également nommé Lion. La seconde constellation a été introduite bien plus tard, au XVIIe siècle. et le
Que le lion ait l'image d'un animal fort et courageux[66] s'explique par le fait que jusqu'il y a peu, des hommes de guerre étaient surnommés par son nom. Parmi les plus récents, le seigneur de guerre afghan, Ahmed Chah Massoud était appelé par ses adeptes le « lion du Panshir », l'empereur éthiopienHailé Sélassié se fit appeler le « lion conquérant de la tribu de Juda ». A contrario, pour Richard Ier d'Angleterre ce ne sont ni sa force, ni son courage, mais ses sauts d'humeur qui lui valurent, en France, d'être surnommé « Cœur de Lion », en référence à l'imprévisibilité de l'animal.
Dans la tradition judéo-chrétienne, le lion est un animal polysémique. Tantôt il est le substitut positif, comme c'est le cas du lion symbolisant l'évangéliste saint Marc ; ce dernier traita en particulier la Résurrection en trois jours de Jésus-Christ ; les origines du choix de l'animal sont diverses : la légende du Physiologos (faisant également état de résurrections en trois jours), la vision d'Ézéchiel ou encore l'Apocalypse de saint Jean.
C'est également le symbole de la tribu israélite de Juda. Tantôt le lion a une connotation négative et il est associé au démon, un passage de la première lettre de Pierre faisant référence à Satan qui déambule tel un lion cherchant une proie à dévorer
À l'époque romaine, pendant les persécutions, les chrétiens étaient jetés aux lions ; ceci les connota également négativement et fut à l'origine d'expression comme « être jeté aux lions ».
Source en partie wikipédia.
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