La section belge du Groupe pour l'Abolition des Mutilations sexuelles féminines (GAMS) a présenté mercredi, à Bruxelles, une campagne contre l'excision à destination des parents et de leurs enfants issus de populations à risque. Des flyers seront distribués dans les jours qui viennent pour sensibiliser les jeunes filles qui retournent dans leur pays d'origine pour les vacances.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Laurette Onkelinx, a qualifié les mutilations sexuelles de "pratiques sinistres", en reconnaissant un "phénomène de grande ampleur". En Belgique, 200 filles naîtraient chaque année dans une famille dite à risque, a indiqué la ministre. Les pays africains les plus touchés sont la Somalie, l'Ethiopie, le Soudan, la Guinée, l'Egypte, le Mali et la Sierra Leone. Mais l'excision a également cours au Yémen, en Indonésie ou en Malaisie. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), 5% des victimes de mutilations sexuelles féminines, soit 6,5 millions de femmes et de filles, vivent en Europe, au Canada, aux Etats-Unis ou en Australie. En Belgique, l'excision est interdite par une loi entrée en vigueur le 1er avril 2001
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