Mercredi 18 juin 2008
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Pour tout ceux qui aime les beaux livres et surtout l'histoire....
Ceux qui ne lisent que des magasines people auront du mal quand même pour en comprendre pleinement le sens historique et philisophique .
Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes ...
C'est par cette citation de Heinrich Heine que débute cette passionnante et terrifiante enquête sur l'histoire de la destruction des livres, de l'antiquité à nos jours surtout en Irak.
Fernando Baez est traduit en douze en langues (éditions fayard pour la France) essayiste et poète venezuelien il s'est rendu en 2003 en Irak et il est membre de différentes commissions
d'investigation sur la destruction des bibliothèques et des musées.
J'espère pouvoir fermer l'oeil avant l'aube !!!
Bisous !
Bisous et bonne journée
Bon mercredi ensoleillé
Bisous de MissParker
Bises de Malélé
PS je viens juste de recevoir l'enveloppe ! merci
bonne fin de journée
Bises
Santounette
bonne soirée
@ + Pat
Il est toujours bien de connaître de nouvaux auteurs merci pour l'info gros bisous et passe une bonne fin de semaine
gros bisous
bonne journée
françoise
Mon Avis (Janvier 2011) : Cette étude est aussi effrayante, qu’enthousiasmante. Effrayant, puisqu’il s’agit de s’attacher au recensement puis à l’étude de ces destructions de ce support de la connaissance qu’est le livre. Enthousiasmant, car s’intéresser à l’histoire de ces autodafés revient à explorer l’histoire même du livre et de l’Ecriture.
Fernando BAEZ, après avoir souligné que l’Histoire (définie justement par cette existence de l’écrit) ne représente que 1% du passé de l’humanité, alors que la préhistoire en kidnappe la quasi totalité, déplore l’absence d’une histoire de ces destructions, alors que les récits de l’aventure de l’écriture sont innombrables. On ne détruit pas le livre pour l’objet qu’il représente, mais pour la rationalité, qu’il véhicule, et s’appuyant sur de nombreux spécialistes et autres érudits –on remarquera la très riche bibliographie en fin d’ouvrage -, l’auteur reprend notamment la réflexion d’Umberto ECO, qui distinguait la bibliocastie fondamentaliste (on craint le contenu du livre, et on le « supprime » pour empêcher d’autres de le découvrir), de la bibliocastie par incurie (Le manque de soin, de place, d’intérêt amène les livres à se détériorer ou/et à tomber dans l’oubli) en passant par la bibliocastie par intérêt ( la destruction représente un gain pour l’auteur, qui aura ainsi intérêt à vendre 100 cartes rares plutôt qu’un Atlas hors de prix).
S’évertuant à nous dresser un panorama (le plus exhaustif possible) de ces destructions, Fernando BAEZ réussit à nous intéresser d’un bout à l’autre de cette somme, véritable concrétisation de la passion d’une existence.
On se plaira à citer Jorge Luis BORGES, qui définissait ainsi le livre :
Des divers instruments de l’Homme, le plus étonnant est sans doute le livre. Les autres sont des extensions de son corps. Le microscope, le télescope sont des extensions de sa vision ; le téléphone est une extension de sa voix ; nous avons ensuite la charrue et l’épée, extensions de son bras. Mais le livre, c’est autre chose : le livre est une extension de la mémoire et de l’imagination.
Absolument captivant, cette étude magistrale réussit son but : alerter (sur le danger de ces destructions) mais aussi (et surtout ??) nous émerveiller …Que de choses faites par et pour les livres ????