Ibrahim Issa, 43 ans, a été reconnu coupable de "diffusion de fausse information" nuisible "à l'intérêt général et la stabilité du pays". il a été
laissé libre après paiement d'une caution de 200 livres égyptiennes
(15 euros) et devrait faire appel de la décision du tribunal.
Ce journaliste très connu, plusieurs fois condamné,
avait repris cet été dans les colonnes d'Al-Doustour des rumeurs, infondées, sur la dégradation de la santé du président Moubarak, âgé de 79 ans. "Parler de la santé du président ne devrait pas être un tabou, j'ai seulement dit qu'il avait des problèmes sans gravité de
circulation sanguine", a affirmé Ibrahim Issa après le verdict, estimant que ce jugement
"traduit l'hostilité totale du régime à la liberté de la presse, et sa détermination à emprisonner les journalistes".
Reporters sans frontières, qui s'est intéressé au cas
de ce journaliste, rappelle que le procès de M. Issa
"a pris une tournure grotesque avec les auditions du directeur de la Banque centrale d'Egypte et
du président de l'autorité de régulation boursière".
"Le procureur, explique l'organisation, souhaitait
prouver qu'Al-Doustour avait provoqué un retrait d'investissements étrangers à la Bourse du Caire à hauteur de plusieurs centaines de millions
d'euros".
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