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En 1917 la découverte du pétrole au Venezuela, allait faire de ce pays
l’un des plus riches d’Amérique latine. Grâce à l’or noir qui jaillissait
des puits de Maracaibo, le pays put en quelques années rembourser
sa dette envers les britanniques, les allemands et
les italiens suite à un blocus de ceux-ci sur les ports vénézuéliens.
Le dictateur Juan Vicente Gomez à la tête de l
’état sait attirer les investisseur étranger,
et très vite Caracas devient un grand centre financier,
le lac Maracaibo et la région du Zulia
se couvrent de centaines de puits de pétrole.
Les communautés présentes sur ces lieux se trouvent
alors privées de leurs terres et les champs
se transforment en zones très surveillées.
Les recettes ne profitent guère au peuple et le pays ne progresse
ni en matière de santé ou d’éducation,
alors qu’une minorité proche du président se met à côtoyer
les rois du pétrole au Texas.
La mort de Gomez, en 1935, déclenche des grèves, jusqu'à la prise du pouvoir par quelques officiers
et riches propriétaires. Les coups d’état se succèdent,
puis c’est l’arrivée à la présidence du Colonel Pérez Jimenez,
qui investit une partie des revenus pétroliers dans le domaine social.
Jimenez est à son tour renversé par une bande d’officiers en 1958.
Le pays jouit alors d’un régime démocratique et les deux principaux
partis démocrates se relaye au pouvoir dans le plus grand calme.
En 1980, les ventes de pétrole représentaient 95% des revenus d’exportation.
Mais depuis les crises pétrolières, les vénézuéliens ont été durement frappés.
Le 27 février 1989, éclate le Caracazo, trois journée d’émeutes
contre la faim et la hausse du prix de l’essence ont font 500 victimes.
Les années qui suivent sont marquées par des grèves,
des manifestations et des coups d’état. Le 21 mai 1993,
Carlos Andrés Perez accusé de corruption doit laisser sa place.
En Décembre 93, suite aux élection c’est le retour de Rafael Caldera,
mais celui-ci n’a pas réussi à redresser la situation économique.
Aujourd'hui, la stabilité du pays est menacée par un déficit
budgétaire énorme, le pays est devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne,
les gouvernements successifs n’ont pas su assurer
une autosuffisance alimentaire et nulle part ailleurs en Amérique latine,
le contraste entre la richesse et la misère n’est aussi brutal.
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Des forages pétroliers sur le lac Maracaibo
CARACAS (AP) - Plusieurs compagnies pétrolières étrangères doivent des milliards de dollars au Venezuela, en impôts et
royalties impayés, après avoir violé des contrats pendant des années, a déclaré, samedi 21 mai 2005, le ministre vénézuélien du pétrole.
Venezuela
Les compagnies impliquées sont redevables d’environ 2,38 milliards d’euros d’impôts impayés, a précisé le ministre, Rafael
Ramirez.
Les firmes étrangères doivent aussi plus de 790 millions de dollars
pour des royalties non payées. "C’est une affaire sérieuse,
a expliqué Rafael Ramirez. Nous en avons parlé
avec les compagnies et nous leur demandons de suivre la loi
ou elles ne pourront plus travailler dans le pays."
Rafael Ramirez
Le ministre a ajouté que le gouvernement a épluché
tous les contrats pétroliers des dernières années et
que les autorités ont désormais assez de documentation
pour révéler des abus à grande échelle. Dans certains projets,
le gouvernement a découvert que
les compagnies pompaient plus du double du pétrole autorisé.
Certaines firmes n’ont pas entretenu des puits de pétrole
pour maintenir un rendement maximum. La semaine prochaine,
les copies des contrats et les preuves des abus doivent être remis
aux parlementaires.
Des puits de pétrole
Le Venezuela est le cinquième exportateur mondial de pétrole, et le gouvernement de Hugo Chavez a récemment présenté une nouvelle
loi énergétique pour retrouver sa souveraineté pétrolière
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Vos Pattes